[fantastique] « Le papyrus de Venise » François Darnaudet

Le papyrus de Venise - François Darnaudet

Wyoming : Edward Drinker Cope, célèbre chasseur de dinosaures, fait une découverte déconcertante lors d’un chantier de fouilles.
2025, Venise : Monsieur Despons, antiquaire-libraire et trafiquant d’œuvres d’art, est engagé pour retrouver un manuscrit perdu.
25 juin 1876, Little Big Horn : les hommes du 7e régiment de cavalerie de l’US Army du lieutenant-colonel Custer affrontent une coalition de Cheyennes et de Sioux.
24 novembre 1870, Paris : le poète Lautréamont meurt alors que le Second Empire s’effondre.
A travers les siècles et les continents, les géants descendants des atlantes s’opposent aux énigmatiques Hommes en noir. L’enjeu : un mystérieux papyrus qui prouverait l’existence de la mythique Atlantide et révélerait ainsi l’histoire oubliée des origines des civilisations.

L’auteur entraîne le lecteur dans une quête effrénée des secrets de la mythique Atlantide. Récit à épisodes, intrigue-puzzle, mélange des lieux et des époques : l’auteur joue à brouiller les pistes tout en maintenant la cohérence de l’ensemble. Toutefois, mieux vaut ne pas trop parceller sa lecture si on veut saisir toutes les imbrications ! La construction éclatée du roman, les chapitres courts et le style serré donnent un souffle vigoureux au récit, mais au final on peut regretter que l’histoire s’achève aussi vite et n’ait pas été plus développée. En effet le récit est habile, bien pensé, bien écrit, bien construit, très documenté, on y sent toute la passion de l’auteur pour le sujet, et il tient le lecteur en haleine jusqu’au bout, mais… Mais on en voudrait plus ! Alors qu’il est évident que ce roman repose sur un travail documentaire solide qui ouvre des myriades de possibilités scénaristiques, on ne peut que regretter que Darnaudet n’est pas plus étoffé son récit dont la fin est bien trop hâtée ! Il y avait indubitablement là matière à beaucoup plus ! Du coup il est difficile de se départir de cette impression que le potentiel de cette intrigue n’a pas été réellement exploité. Et on quitte ce récit passablement frustré…

Le roman est complété par une nouvelle pseudo-autobiographique axée sur l’intérêt de l’auteur pour le fantastique, et par trois nouvelles très émouvantes portant sur la disparition de sa mère où le trouble, la nostalgie et le désarroi s’entremêlent aux souvenirs d’enfance.

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♥ François Darnaudet, Le papyrus de Venise, éd. Nestiveqnen, 2006, 223 pages, 17 €.

Lire & délires Thématique : SFFF.

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